Carlo Gambucci
Après avoir suivi des études au Lycée de Garçons à Esch-sur-Alzette, Carlo Gambucci, aujourd’hui âgé de 47 ans, a obtenu une maîtrise d’informatique et de gestion à l’Université de Nancy 2.
Il a commencé sa carrière chez ce qui était encore à l’époque l’Arbed, en tant que responsable réseaux. Il a ensuite travaillé pour l’informatique au niveau corporate.
Au fil des fusions du groupe, que ce soit pour Arbed-Aceralia, Arcelor ou ArcelorMittal, il s’agissait à chaque fois d’aider les départements de consolidation, de controlling, de finances, M&A et d’audit dans la consolidation des données des filiales mondiales. Ceci s’est fait sur une plate-forme centralisée, avec 50.000 utilisateurs, au ‘Château Arbed’, avenue de la Liberté.
C’est en septembre 2007 qu’il rejoint le Sigi. Il s'est posé la question de savoir s'il souhaitait apporter quelque chose à un patron, ou à son pays. Le Sigi est un vecteur de productivité pour le pays, en apportant les éléments permettant de construire le fondement des échanges électroniques entre le citoyen et l’administration. Il y a vu un énorme potentiel de simplification administrative, c’est pour cela qu'il a choisi de venir au SIGI.
De son expérience professionnelle chez ArcelorMittal, il a retiré un certain nombre de principes et de manières de faire qu'il essaye d'implémenter au SIGI.
- En premier lieu, il faut avoir l’ambition d’être un best in class. Au Luxembourg, il n’est certes pas forcément facile d’avoir accès à des moyens importants… À besoin égal, d’autres pays peuvent avoir des moyens décuplés. Mais nos chemins courts et l’accessibilité des acteurs clés facilitent bien des tâches.
- En reportant à la direction générale, et plus particulièrement au directeur financier, il a également appris à gérer les dépenses, en restant sobre mais orienté. Pour ce faire, il faut sans cesse repenser et optimiser les différents processus métier.
Autrement dit, il essaie de garder ses réflexes issus de l’industrie et du privé pour les appliquer au niveau du secteur public. Nos budgets, notre modèle de dépense, doivent être économiquement compétitifs face à ce qui se fait sur le marché.
Bien que comparée avec les prix de revient d’autres structures, il faut noter que la marge de manœuvre du SIGI est tout autre à cause des contraintes de fonctionnement d’une administration publique, soumissions, engagements, délais d’approbation...
On peut s’expliquer comme on veut, mais à la fin de la journée, il y a le résultat et il y a le coût.