Pascal Scardoni part en retraite

Pascal Scardoni a fait son entrée au SIGI en 1988, époque où le SIGI était à la toute première version de Gescom. À cette époque, une dizaine de personnes travaillaient au SIGI et il comptait seulement une quarantaine de communes-membres.

Homme de la première heure (ou presque), Pascal a vécu de près toutes les grandes étapes d’évolution du SIGI. Avant de nous quitter pour profiter de sa retraite bien méritée, il nous fait part de ses expériences du passé, des défis d’aujourd’hui et des perspectives pour l’avenir.

Pascal, quelles sont, à ton avis, les grandes étapes qui ont marqué le temps que tu as passé au SIGI ?
Lorsque j’ai commencé en 1988, le SIGI était à sa première étape. On travaillait avec des mini-ordinateurs Ericsson, IBM, HP 3000. Très peu de communes avaient leur propre ordinateur. C’était l’époque du service-bureau, où les gens venaient encoder leurs facturations, leur quittancements, leurs cartes d’impôts, leurs élections sur l’ordinateur du SIGI.

Personnellement, je suis intervenu dans ce que je qualifierais d’étape 2. Nous nous sommes concentrés sur le HP 3000, et on a installé cet ordinateur dans chacune de nos communes-membres. On avait donc un double défi : D’abord le défi technique, à savoir d’amener le HP 3000 dans chacune des communes et de l’équiper en programmes qui lui ont permis de fonctionner. L’autre défi c’était d’aller chercher des nouvelles communes-membres. Nous avons pu gagner pour notre cause de grandes communes comme Dudelange ou Schifflange, mais aussi beaucoup de plus petites, et tout le monde a pu être équipé d’un HP 3000. Alors, s’y est ajouté un troisième défi, celui de trouver des partenaires qui nous aideraient à développer cela. C’était là que VDS, côté programme, et AC, côté ordinateur, et également Trilogy, côté conseil, qui étaient très actifs et performants à l’époque, nous ont aidés à convaincre les communes d’utiliser notre programme pour leur HP 3000.

La troisième étape, toujours active aujourd’hui, c’était la centralisation et la migration vers la technologie oracle, avec une meilleure prise en charge des processus et une meilleure performance. Et c’est sur base de cette troisième étape qu’on a pris le virage vers une quatrième, qui était de s’ouvrir davantage aux Ministères et à la gouvernance financière des communes. Le SIGI évolue donc clairement de la mise à disposition d’un produit vers la mise à disposition de services.

Comment caractériserais-tu cette évolution ?
Pour la résumer, j’ai envie de dire qu’au passé, nous avons dû relever de nombreux défis – techniques, programmatiques, d’adhésion de communes – pour assurer un succès. Aujourd’hui par contre, le SIGI cumule le succès dans ses projets, voilà pourquoi nos succès nous poussent à relever de nouveaux défis. Il faut sortir de la dimension purement technique pour arriver à une dimension orientée vers la création de services à valeur ajoutée.

Grâce à la fonction « HUB », avec sa plateforme de collaboration et tous ses outils de gestion comme le cockpit, les tableaux de bord financiers ou les tableaux de gestion du patrimoine, destinés à l’excellence de gouvernance pour les communes et, par conséquent, à l’accompagnement du Gouvernement dans la gestion nationale, la pérennité du SIGI est garantie.

Qu’emmènes-tu avec toi en nous quittant ?
Ma satisfaction aujourd’hui, c’est de quitter un SIGI plein de perspectives et pleins d’opportunités. Je suis satisfait d’avoir participé à ce chemin qu’a traversé le SIGI pour devenir une administration à envergure nationale.

Je voudrais profiter de l’occasion pour remercier mes collègues, dont, en particulier, Carlo Gambucci, ainsi que le Président, le Bureau et le Comité pour m’avoir permis de participer à cette évolution et d’avoir supporté mes choix et mes propositions. Que ce soit de l’époque du Président François Schaack ou de notre Président actuel Yves Wengler, les responsables du SIGI m’ont toujours accompagné et encouragé pour aller dans de nouvelles directions. Je tiens donc à remercier cordialement tous ceux qui m’ont accordé cette confiance qui a permis la construction de nouveaux projets.
macommune.lu
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