Portrait d’un nouveau membre du Comité du SIGI - Claude Thill, Premier Echevin de la Ville de Diekirch

M. Claude Thill, père d’une fille, se caractérise comme homme de famille et s’engage dans le bénévolat. Avant sa carrière politique, était membre actif de la section hand-ball du CHEV Diekirch en tant que joueur, secrétaire et trésorier. Il est un grand amateur de ski, et regrette parfois que les montagnes ne soient pas plus proches de Diekirch. Politicien au sang syndicaliste, M. Thill est depuis cette année membre du Comité SIGI.

M. Thill, pourquoi avez-vous choisi de jouer un rôle actif dans la politique ?
Depuis l’an 2000 je suis membre du conseil municipal à Diekirch. Je fais partie du groupe LSAP et depuis les dernières élections communales, en 2011, je suis Premier Echevin. Mon but est de façonner et d’influencer de manière positive la vie politique de ma commune et de ma localité, ainsi que d’aider à les développer afin de les préparer au futur, devant et derrière les coulisses. A cause de mon métier d’infirmier-anesthésiste, je m’intéresse également beaucoup à la politique sociale qui devient de plus en plus importante de nos jours.

Si vous dites que la politique locale vous est importante, vous avez sûrement un rapport étroit avec vos concitoyens.
En effet, j’estime que le contact avec mes concitoyens est très important pour la qualité de vie dans la région, aussi bien pour la communauté entière que pour chaque individu. La Ville de Diekirch est une ville foisonnante, une ville culturelle. Elle dispose de ses propres réseaux énergétique et électrique, de sa propre distribution télévisée. C’est une ville de brasserie et nos citoyens s’identifient avec la bière de Diekirch. Voilà pourquoi Diekirch restera une ville de brasserie, cela fait partie de notre mode de vie. De plus, notre commune s’engage beaucoup aux niveaux culturel et sportif. A noter aussi que la Ville de Diekirch possède la plus ancienne zone piétonne du pays, inaugurée en 1977. Cela a eu un impact très positif sur la vie sociale, mais aussi pour les commerces. Je m’engage vivement à préserver tout cela.

Diekirch est aussi une ville administrative.
C’est vrai, elle est le chef-lieu du district du même nom. A côté de la Ville de Luxembourg, nous sommes la seule localité avec un tribunal criminel. Nous sommes également une ville de garnison – comme vous le savez, l’Armée Grand-Ducale est stationnée au Härebierg. Côté éducation, nous avons e. a. le Lycée technique hôtelier Alexis Heck, unique dans notre pays. Cela apporte une immense diversification de la population de notre ville, pour les résidents tout comme pour les non-résidents qui viennent chez nous pour d’autres raisons : emploi, école, faire des courses ou encore temps libre, tout simplement.

Expliquez-nous votre rôle en tant que Premier Echevin.
Au sein du collège échevinal, nous avons partagés les domaines de compétence. Ainsi, je suis chargé des finances, de la politique sociale et du troisième âge. Il faut dire qu’être échevin, surtout des finances, est une responsabilité assez importante. Il faut avoir une vue précise du futur aussi bien que du passé économiques, il faut faire en sorte de tenir les promesses que l’on a fait lors des campagnes électorales, ce qui est parfois un défi. Cela dit, nous sommes très fiers de ce que nous avons réussi à ne pas engendrer un endettement supplémentaire depuis les dernières élections, bien que nous disposions d’un plan d’investissement comme toutes les autres communes. Il faut faire en sorte de ne pas hypothéquer le budget municipal, tout en garantissant les investissements pour des infrastructures futures.

Votre commune est membre de la famille SIGI depuis l’année dernière, vous-même êtes membre du Comité depuis peu. Comment vivez-vous cette nouvelle expérience ?
Nous avons décidé de rejoindre le SIGI pour différentes raisons, dont l’une était l’emménagement de notre ancien Hôtel de Ville, qui a été rénové pendant plusieurs années. Nous avons donc profité de l’occasion pour réorganiser notre réseau informatique avec l’aide du SIGI, ce qui a fonctionné de manière exemplaire. En 2014, nous avons établi pour la première fois un budget avec GESCOM et nous étions très satisfaits du résultat. Ainsi, tous les logiciels administratifs dont nous avons besoin au quotidien, notamment dans les domaines économique et de la population, sont liés à GESCOM.

Quand le collège échevinal a pris la décision de rejoindre le SIGI, nous avons tenu compte des besoins de nos fonctionnaires ainsi que de nos besoins informatiques, qui sont aujourd’hui indispensables pour offrir aux citoyens un service aussi complet que possible. Comparée à d’autres communes, la Ville de Diekirch a quelques particularités dans son fonctionnement, p.ex. au niveau de la facturation, qui ne peuvent pas simplement être traitées de façon standardisée avec GESCOM. De toute façon, les utilisateurs adaptent les outils et programmes informatiques selon leurs besoins, même si cela ne correspond pas tout à fait aux idées que les développeurs avaient initialement en tête.
Cela dit, nous sommes bien sûr en échange continu et constructif avec le SIGI, qui vient nous prêter main forte en cas de besoin. 

Dernièrement, cela a été le cas pour le service « Associations et Réservation » (AER), dont nous faisons désormais partie. Comme il y a quelque 6500 habitants et plus de 80 clubs sportifs et associations culturelles dans notre commune, il va de soi qu’un tel outil est très pratique et important pour la gestion centralisée des infrastructures municipales, y inclus notre centre culturel « Al Seeërei ».

Existe-t-il des parallèles entre votre engagement politique et votre vie professionnelle ?
Je dirais même qu’il y a de fortes analogies au niveau de l’analyse. En milieu hospitalier, il ne faut pas seulement voir les valeurs mesurées, mais considérer le patient en tant qu’entité, avec toutes les métadonnées et dans toute sa complexité. Il faut analyser les données et savoir prendre les bonnes décisions au bon moment. Il en est de même dans le domaine informatique, qui est bien plus complexe que la plupart des gens ne le pensent. De plus, elle évolue à vive allure, ce qui fait que des outils, peu importe leurs qualités et capacités, doivent continuellement être adaptés. 

Il est indispensable d’interconnecter les différents services : service technique, service industriel, population, recettes, secrétariat et j’en passe. Cela n’est pas toujours facile, puisque chacun de ces services a d’autres spécificités et d’autres priorités. 

L’un des principaux avantages de GESCOM est de retrouver cet énorme éventail de paramètres et de bases de données sur une seule plateforme. Mais en dernière instance, il faut adapter les outils à la demande et non pas la demande aux outils. 

C’est pourquoi que j’apprécie beaucoup l’outil Cockpit, qui est parfaitement adapté aux besoins d’un collège échevinal, permettant d’avoir une vue générale sur un projet, mais aussi, le cas échéant, d’entrer dans les détails. Cela nous permet de garantir une politique saine, pour rester dans le langage de mon métier, et à effet durable.

Comment gérez-vous votre rôle au sein du Comité SIGI ?
Comme j’ai déjà de l’expérience au niveau de la politique communale, je connais déjà le fonctionnement d’un syndicat. D’ailleurs, je suis également déjà membre du bureau du SIDEN. Mon rôle dans le Comité consiste non seulement à représenter la Ville de Diekirch et ses intérêts, mais aussi de collaborer avec toutes les autres communes et d’apprendre d’elles. 

Il est évident que toutes les communes n’ont pas toujours les mêmes façons de procéder dans des situations similaires. Je suis persuadé que cette diversification dans le paysage communal fait partie de la richesse de notre pays. Or, dans un grand regroupement comme l’est le SIGI, cela peut être un désavantage s’il faut suivre vraiment tous les intérêts particuliers. 

Voilà pourquoi je désire partager mon expérience avec mes collègues du Comité, afin de construire un dialogue où chacun puisse en quelque sorte profiter du savoir, du savoir-faire et des expériences des autres, sans pour autant sacrifier l’individualité des différentes communes.

Le Comité est heureux de pouvoir saluer un nouveau membre aussi engagé que M. Thill. Nous sommes certains qu’il se montrera comme un atout précieux au sein de l’équipe, et nous nous réjouissons de pouvoir partager une bonne bière Diekirch avec lui. A l’amitié !
macommune.lu
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