Portrait d’un nouveau membre du Comté du SIGI - Carol Gloden, conseiller à Walferdange

M. Charles Gloden, dit Carol, Conseiller Communal à Walferdange, est l’un des nouveaux membres du Comité SIGI. Retraité depuis 2011, il aime passer son temps libre avec sa famille et ses deux petits-enfants. Pendant son adolescence, il a fait du patinage artistique avant de se dédier aux sports hippiques. Amateur du nordic walking et très actif dans la vie associative, il est aujourd’hui président du club de marche populaire des « Walfer Deckelsmouken » et des « Walfer Theaterfrënn » ainsi que membre du Comité de la Fédération Luxembourgeoise de Marche Populaire (FLMP).

M. Gloden, quand avez débuté votre carrière politique ?
Je dirais que mes vrais débuts étaient aux alentours de 1994. A l’époque, il y avait une majorité CSV et LSAP et comme je n’étais pas toujours d’accord avec les décisions qui ont été prises, je me suis inscrit sur la liste du DP. Je me disais, « si tu veux que les affaires changent, il va falloir que tu t’en occupes toi-même ». En fin de compte, nous avons maintenant une coalition DP-LSAP dans notre commune, et je suis devenu échevin. Ma motivation était de rapprocher la politique, respectivement les décisions prises au niveau politique, des habitants de notre commune.

Quels sont vos thèmes de prédilection au niveau politique ?
Un sujet qui me tient à cœur, c’est la politique étrangère, notamment dans le cadre de l’intégration et d’inclusion de nos concitoyens étrangers. Pendant sept ans, j’ai aussi été président de la commission d’intégration à Walferdange. Dans notre commune, presque la moitié des 8000 habitants sont d’origine étrangère. C’est donc chez nous un sujet peut-être encore un plus actuel qu’ailleurs. Je le juge important que les populations luxembourgeoise et étrangère puissent bien coexister et se sentir à l’aise. Il faut souligner que notre commune n’a pas de grands problèmes à cet égard, ce que l’on peut considérer comme preuve que notre politique d’intégration s’avère plutôt efficace.

Quels sont vos responsabilités dans le conseil communal ?
Je fais partie de plusieurs commissions, dont les commissions de construction et de l’environnement. Voilà encore des sujets d’actualité qui m’intéressent beaucoup. La population du Grand-Duché croît assez rapidement et nous produisons beaucoup de déchets. Il faut trouver des moyens durables de gérer tout cela. Je suis également toujours membre de la commission d’intégration, même si je ne suis plus président. De plus, je suis le représentant de notre commune auprès du SIDOR, ce qui va de pair avec mon souci pour l’environnement, et depuis peu du SIGI, bien entendu.

Quelles sont vos attentes en tant que nouveau membre du Comité SIGI ?
Tout d’abord, je veux représenter convenablement ma commune. C’est ce qui est le plus important. Comme vous le savez, l’affiliation de Walferdange auprès du SIGI est encore très récente. Pour le reste, je suis sans préjugés et je suis ouvert pour de nouvelles idées. Je me considère comme un homme à la pensée pratique. S’il y a des moyens qui peuvent me faciliter la vie, autant en profiter. Et je crois que nous sommes tous d’accord que l’informatique peut nous fournir ces moyens.

Bien que je ne sois pas informaticien de formation, je m’y suis toujours intéressé et je me débrouille plutôt bien sur le plan pratique. Lors de ma vie professionnelle, j’ai fait partie du management financier de la BIL. Là, j’ai toujours lutté pour dématérialiser les processus afin de faciliter le plus possible le travail des adressés, que ce soient les clients, les employés ou les gérants. Voilà précisément ce que j’attends de notre collaboration avec le SIGI : simplifier les processus au sein du métier communal, pour assurer une augmentation de l’efficacité, pour être plus productifs et obtenir un meilleur rendement. C’est une tâche assez complexe, j’en suis bien conscient.

A la BIL, j’ai vécu l’époque de transition du guichet traditionnel au, pour ainsi dire, guichet en ligne, le fameux « online banking ». Cette informatisation a quasiment fait disparaître le poste de caissier, qui a pourtant été un des plus importants postes dans la filiale à l’époque « analogue ». Désormais les guichetiers ont repris ce rôle du caissier. Vous venez donc au guichet, et vous y recevez votre argent et, normalement, aussi toutes les informations que vous voulez. 

Voilà comment une administration communale devrait idéalement aussi fonctionner : Les citoyens vont vers un guichet, où il y a une personne compétente, qui peut, grâce au système informatique, accéder et fournir toutes les informations requises. Ainsi on n’aurait plus besoin de s’adresser à différents guichets pour différents renseignements. Cela dit, s’il y a moyen d’accéder à ces renseignements en ligne, c’est-à-dire sans se rendre à l’administration, tant mieux. Le SIGI a le potentiel de mettre à disposition ces moyens pour la simplification administrative. Et il faut dire que le guichet électronique est ô combien pratique !

Vous croyez donc qu’il faut encore davantage répondre aux attentes des clients ?
Je le crois bien. De toute façon, l’informatique est déjà omniprésente au quotidien, pourquoi ne pas pousser ces capacités jusqu’au bout ? Les générations d’aujourd’hui y sont tellement habituées, qu’elles apprécieraient sûrement une simplification radicale de l’administration. A l’époque, j’étais membre-fondateur d’un club informatique dans notre commune où nous avons offert des cours aux personnes intéressées. Nous avons pris la décision d’arrêter cela, puisqu’il n’y avait plus de demande. De nos jours, presque la majorité des gens savent utiliser un ordinateur et les logiciels courants. Les gens s’y sont éduquées elles-mêmes, pour ainsi dire. Et il serait fortement illogique de contrecarrer cette évolution.

Le SIGI est heureux de pouvoir accueillir M. Gloden comme représentant de notre nouvelle commune-membre de Walferdange au sein du Comité. Nous sommes persuadés qu’avec son expérience, il sera un renfort au bénéfice de toutes nos communes affiliées.
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